Théâtre Impérial de l'Opéra-Comique, 9 décembre 1865 ; avec :
Ouverture
ACTE 1
N° 1 : A. Duo Marie / Berthe Qu'a-t-elle donc ? ; si bémol majeur ; C
B. Chanson napolitaine de Marie Le ciel bleu se colore ; fa majeur ; 6/8
N° 2 : A. Marche et chur C'est jour de fête ; fa majeur; 2/4
B. Air de Pompéry et morceau d'ensemble Bien tranquille, rênes en main ; ut majeur ; 2/4
N° 3 : A. Morceau d'ensemble Je vous présente ici ma femme ; sol majeur ; C
B. Boléro d'Alidor Dans toutes les Espagnes ; sol mineur ; 3/4
N° 4 : Récitatif et romance d'Henri Ah ! je vais donc enfin la revoir Vers notre beau pays de France ; la bémol majeur ; C
N° 5 : Duo Marie / Henri Ah ! quelle amusante folie ! ; la majeur ; 2/4
N° 6 : Finale C'est jour de fête ; fa majeur ; 2/4
ACTE 2
Entr'acte ; fa majeur ; 2/4
N° 7 : Chur et morceau d'ensemble Ah ! quelle heureuse destinée ! ; ré majeur ; 3/4
N° 8 : Ariette d'Alidor Six cailloux, cinq cailloux ; sol majeur ; 2/4
N° 9 : A. Chur et morceau d'ensemble Quel temps effroyable ! ; mi mineur ; 6/8
B. Duo Marie / Henri Oui, mon cur est à toi ; ut majeur ; 2/4
N° 10 : Duo Henri / Pompéry Je suis Breton ; ré majeur ; 6/8
N° 11 : Duetto Marie / Henri Oui, dès ce soir, j'en ai l'espoir ; mi bémol majeur ; 2/4
N° 12 : Finale Grand Dieu ! qu'ai-je entendu ? ; ut mineur ; C... puis ut majeur ; 2/4
ACTE 3
Entr'acte ; ré majeur ; 3/4
N° 13 : A. Chur des matelots Voguons, la mer est belle ; sol majeur ; 6/8
B. Chur du cidre Qu'il est bon, le cidre de Normandie ! ; si bémol majeur ; 2/4
N° 14 : Couplets de Pompéry Quand le soleil sur notre monde ; sol majeur ; 2/4
N° 15 : A. Récitatif et air de Marie Il est parti ! Rêve d'amour et d'espérance ; mi majeur ; C
B. Duo Marie / Henri Cet instant qui me rend mon Henri ; mi majeur ; 6/8
N° 16 : A. Morceau d'ensemble En Chine ! en Chine ! ; si bémol majeur ; C
B. Air d'Henri La Chine est un pays charmant ; si bémol majeur ; C
N° 17 : A. Chur A bas le capitaine ! ; ré majeur ; 2/4
B. Couplets Pour bien fêter notre retour ;
N° 18 : Finale Tin ! tin ! tin ! Qu'ici l'allégresse ; fa majeur ; 2/4
La scène se passe à Bellevue, près de Paris, dans un salon, ouvert au fond, donnant sur un jardin. Au lever de rideau, Marie et Berthe sont assises à gauche, près d'une table ; Berthe fait de la tapisserie, Marie tient un livre à la main. L'entêté Pompéry a fait casser le mariage de sa fille, célébré sans son consentement ; depuis, il lui cherche un mari. Le jeune Alidor lui a été recommandé, mais il est bègue... En Henri de Kernoisan, qui se présente comme candidat, Pompéry reconnaît l'homme dont la voiture a heurté la sienne ce matin-là...
Pompéry, au deuxième acte, pour dépister son candidat-gendre, s'installe à l'hôtel Casino de Cherbourg, mais Marie a prévenu Henri - qui est époux de Romel - et celui-ci vient plaider sa cause ; en vain : Pompéry préfère Alidor et déclare que même la corde au cou, il dirait non au mariage de Marie et d'Henri. Par ordre du Ministre de la Marine, Henri doit prendre la mer et rejoindre l'escadre dans les mers de Chine (Alidor a fait jouer ses relations ! ). Pompéry et Alidor passent la nuit à bord d'un navire pour voir lever le soleil sur la mer. Ils ne savent pas qu'ils sont à bord d'un navire marchand dont Henri, qui a démissionné, a pris le commandement. Henri annonce qu'ils sont en route pour la Chine ; Pompéry provoque une mutinerie de l'équipage (qui est toutefois de connivence avec Henri) et est condamné à la pendaison. Henri donne à Pompéry une dernière chance d'échapper à la mort : la main de sa fille. L'accord donné, il révèle que le navire n'a jamais quitté les parages de Cherbourg. Il n'y a jamais eu de voyage en Chine...