Opéra en 4 actes (primitivement en 3 actes) de Gaetano Donizetti (1797-1848)
Livret d'Alphonse Royer, Gustave de Vaëz et Eugène Scribe, d'après le drame Le Comte de Comminges de Baculard d'Arnaud (1718-1790).
Créé à l'Académie Royale de Musique le 2 décembre 1840, avec :
... dirigé par Habeneck.
Ouverture ; mi bémol majeur ; 2/4
N° 1 :
Introduction Pieux monastère ; ut majeur ; C
Cavatine de Fernand Un Ange, une femme ; la majeur ; 6/8
Duo Toi mon fils ma seule espérance ; fa majeur ; C
N° 2 : Air d'Inès et chur Rayons dorés, tiède zéphir ; fa majeur ; C
N° 3 : Air d'Inès et chur Silence, silence ; ré majeur ; C
N° 4 :
Récitatif Inès / Fernand Gentille messagère ; ré majeur ; C
Duo Léonor / Fernand Mon idole, mon idole ; ut majeur ; C
N° 5 : Air de Fernand Celui qui vient la chercher c'est le roi ; la majeur ; C
N° 6 : Récitaif et air d'Alphonse Jardins de l'Alcazar ; ut majeur ; 3/4
N° 7 : DuoLéonor / Alphonse Ainsi donc on raconte ; mi majeur ; 2/4
N° 8 : Danse
A. Introduction ; ré mineur ; 6/8
B. Pas de Trois ; si bémol majeur ; 3/4
C. Pas de Six ; mi bémol majeur ; 2/4
D. Final de la danse ; ré mineur ; 2/4
N° 9 :
Récitatif Ah ! sire, vous refusiez de croire ; ut majeur ; C
Final Redoutez la fureur ; si bémol mineur ; 9/8... puis fin en sol majeur.
N° 10 :
Récitatif de Fernand Me voici donc près d'elle ; la majeur ; C
Trio Léonor / Fernand / Alphonse Fernand ! devant lui paraître infâme ; ré majeur ; C
N° 11 :
Récitatif de Léonor L'ai-je bien entendu ? ; la mineur ; C
Air de Léonor O mon Fernand ; ut majeur ; 6/8
N° 12 : Récitatif et chur Inès viens ; la mineur ; C... puis la majeur.
N° 13 : Final Quel marché de bassesse ; fa majeur ; C
N° 14 :
Chur Frères, creusons l'asile ; ut, puis mi majeur ; C
Récitatif de Fernand et Balthazar Dans un instant, mon frère ; ut majeur ; C
N° 15 : Cavatine de Fernand Ange si pur, que dans un songe ; ut majeur ; C
N° 16 : Récitatif et chur Es-tu prêt, viens ! ; fa majeur ; C
N° 17 :
Récitatif Léonor / Fernand Fuyons ce monastère ; ut majeur ; C
Duo Léonor / Fernand et final Va-t-en d'ici ; ut majeur ; C
La scène se passe dans le Royaume de Castille, en 1340. Fernand, novice au couvent de Saint-Jacques de Compostelle, se sent troublé à la vue d'une femme qu'il rencontre au sortir de l'église. Son imagination s'exalte et renonce à la vie monastique ! Celle dont il est épris est Léonor de Gusmann, la favorite du roi Alphonse XI, roi de Castille. Mais Fernand l'ignore, et, pour mériter sa main, il prend l'épée et rend au monarque des services signalés. A titre de récompense, il demande et obtient d'épouser celle qu'il aime. Alphonse découvre la trahison de sa maîtresse et presse le moment de cette union funeste. A son tour, Fernand apprend de la bouche des seigneurs de la cour le déshonneur dont il vient de se couvrir. Le messager par lequel il aurait pu connaître la vérité avait été intercepté. Révolté du rôle que le roi lui a fait jouer, il brise son épée à ses pieds, se dépouille de ses insignes et titres, et revient pleurer dans le cloître ses illusions perdues. Mais Léonore, brisée par la douleur, s'est traînée jusqu'au monastère, entend la voix de son amant prononcer des voeux éternels et, lorsqu'il sort du temple, elle tombe expirante à ses pieds. Une réconciliation in extremis a lieu entre les deux amants.