CHANSON DES JEUNES ANNÉES

 

 

Bonjour Philippine

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

 

Ah ! le jeu charmant,

Qu'entre fillettes gourmandes,

À la saison des amandes,

Nous faisons gaiement.

 

On brise une coque, on l'ouvre

Et, par hasard, on découvre

Deux amandes, dans son sein,

On en prend une qu'on donne

À Suzon, Lise ou Simone,

On tient l'autre dans sa main.

 

Ah ! le jeu charmant,

Qu'entre fillettes gourmandes,

À la saison des amandes,

Nous faisons gaiement.

 

Le lendemain, la première

Qui montre à sa partenaire

La douce amande, en criant :

"Bonjour Philippine", gagne

Un cadeau, que sa compagne

Doit lui faire, en souriant.

 

Ah ! le jeu charmant,

Qu'entre fillettes gourmandes,

À la saison des amandes,

Nous ferons gaiement !

 

* * * * * * *

 

Sur le gai chemin de l'école

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

  

 

D'une bouche rose et frivole,

Un gracieux refrain s'envole :

Ronde, ariette ou barcarolle,

Ronde, ariette ou barcarolle.

Gracieux refrain

Vole, vole, vole,

Pour égayer le bambin

Qui prend le chemin de l'école.

 

D'une petite tête folle,

Un amusant désir s'envole :

Danser quadrille ou farandole,

Danser quadrille ou farandole.

Amusant désir,

Vole, vole, vole,

Il faut prendre du plaisir

Pour obéir

À l'école.

 

D'une âme pure et bénévole,

Un doux prenser chrétien s'envole :

Donner aux pauvres quelque obole,

Donner aux pauvres quelque obole.

Doux prenser chrétien

Vole, vole, vole,

Il faut faire un peu de bien

Lorsque l'on revient

De l'école.

 

* * * * * * *

 

La Légende de Colin-Maillard

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

 

En jouant à Colin-Maillard,

Chantons la légende

D'un rude gaillard

De bravoure grande :

Le chevalier Colin-Maillard.

 

Jadis, dans le pays de Liège,

Vivait un guerrier très fameux,

Sachant déjouer chaque piège

Et combattre en fier et vrai preux.

 

En jouant à Colin-Maillard,

Chantons la légende

D'un rude gaillard

De bravoure grande :

Le chevalier Colin-Maillard.

 

A Colin, le nom de son père,

Il adjoigni un sobriquet :

Maillard devint son nom de guerre,

Car son arme était un maillet.

 

En jouant à Colin-Maillard,

Chantons la légende

D'un rude gaillard

De bravoure grande :

Le chevalier Colin-Maillard.

 

Robert le Pieux, roi de France,

Certain jour, l'arma chevalier ;

C'était la juste récompense

Des nobles faits de ce guerrier;

 

En jouant à Colin-Maillard,

Chantons la légende

D'un rude gaillard

De bravoure grande :

Le chevalier Colin-Maillard.

 

Dans une terrible bataille,

Contre le comte de Louvain,

Il reçut mainte et mainte entaille,

Sans perdre un pouce de terrain.

 

En jouant à Colin-Maillard,

Chantons la légende

D'un rude gaillard

De bravoure grande :

Le chevalier Colin-Maillard.

 

Dans cette lutte opiniâtre,

Colin-Maillard, ce preux des preux,

Ne cessa jamais de se battre,

Quand même on eût crevé ses yeux;

 

En jouant à Colin-Maillard,

Chantons la légende

D'un rude gaillard

De bravoure grande :

Le chevalier Colin-Maillard.

 

* * * * * * *

 

Sur des ailes

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

 

Sur une aile d'un vieux moulin,

Vient se poser une alouette.

Quand le vieux moulin tournera,

L'alouette s'envolera.

Où fuiras-tu, belle alouette,

Belle alouette du matin ?

- J'irai vers un autre destin.

 

Sur une voile d'un vaisseau,

Vient se poser une hirondelle.

Quand le vaiseau naviguera,

L'hirondelle s'envolera.

Où fuiras-tu, belle hirondelle,

Belle hirondelle du hameau ?

- J'irai vers un destin nouveau.

 

Sur une aile d'un avion,

Vient se poser une fauvette.

Quand l'avion s'envolera,

La fauvette l'imitera.

Où fuiras-tu, belle fauvette ,

Belle fauvette du buisson ?

- J'irai vers un autre horizon.

 

Sur l'aile d'un refrain berceur,

Se pose une âme de fillette.

Quand le refrain s'envolera,

La petite âme le suivra.

Où fuiras ton âme, fillette,

Belle fillette au tendre cœur ?

Elle fuira vers le bonheur.

 

* * * * * * *

 

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

En cueillant les fines clochettes

Des frais lilas et des muguets,

Chantons le printemps et ses fêtes,

Dont les beaux jours sont beaux, mais gais.

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

En mangeant fraises et cerises,

Rendons grâce aux cieux souverains

D'avoir mis leurs rougeurs exquises

Aux joues et lèvres des bambins.

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

En cueillant des fleurs parfumées :

Roses, lys, œillets et jasmins,

Rêvons que leurs senteurs aimées

Embaumeront tous nos chemins.

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

En mangeant pêches, poires, pommes,

Abricots, melons et raisins,

Faisons le vœu que tous les hommes

En aient beaucoup aux ans prochains.

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

En cueillant l'humble violette,

Qui vit aux coins sombres des bois.

Songeons que, dans l'ombre discrète,

La veleur se cache parfois.

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

En goûtant au miel des abeilles,

Remercions les dieux cléments

D'avoir mis des douceurs pareilles

Aux cœurs sensibles des mamans.

 

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits,

Célébrons, gaiment, les divins produits

De la terre,

Notre mère

Nourricière,

En cueillant des fleurs et en mangeant des fruits.

 

* * * * * * *

 

Marche et berceuse des soldats de bois

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

 

Les soldats de bois

 

Dans le royaume des poupées,

Au cours des folles équipées

Nous faisons respecter les lois,

Nous sommes les soldats de bois.

 

Les poupées

 

Dormez, dormez, petits soldats,

Surtout, ne vous éveillez pas,

Nous vivons en bonne harmonie,

L'heure des fugues est finie

Dormez, dormez, petits soldats.

 

Les soldats de bois

 

Dans le royaume des poupées,

Durant les folles épopées,

Nous luttons pour sauver nos droits,

Nous sommes les soldats de bois.

 

Les poupées

 

Dormez, dormez, petits soldats,

Surtout, ne vous éveillez pas,

Nous vivons en bonne harmonie,

L'heure des haines est finie

Dormez, dormez, petits soldats.

 

Les soldats de bois

 

Dans le royaume des poupées,

Quand les terreurs sont dissipées,

Nous nous promenons par les bois,

Nous sommes les soldats de bois.

 

Les poupées

 

Dormez, dormez, petits soldats,

Surtout, ne vous éveillez pas,

Beaucoup plus sages que naguère,

Nous voulons abolir la guerre,

Dormez, dormez, petits soldats.

 

* * * * * * *

 

Réchauffons-nous

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

Quand, au dehors, il fait grand froid,

Quand, autour de la cheminée,

Illuminée,

Le cercle se fait plus étroit,

Réunissant dans la maisonnée,

Après la tâche terminée :

Auprès d'un bon feu vif et doux,

Réchauffons-nous !

 

Quand revient la belle saison,

Quand, de nouveau, sous la feuillée,

Ensoleillée,

Reparaissent fleurs et gazon,

Quand la campagne réveillée

Met sa robe de mariée :

Au beau soleil riant et doux,

Réchauffons-nous !

 

Quand le cœur s'emplit de chagrin,

Quand, par un souci, la pensée

Est traversée,

Un grand froid envahit, étreint,

L'âme, par la douleur blessée,

La raison demeure angoissée :

Près d'un cœur maternel et doux,

Réchauffons-nous !

 

* * * * * * *

 

Colette

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

"Où t'en vas-tu donc, seulette,

Colette,

Avec ton panier

D'osier ? "

- À l'école du village,

Je vais apprendre à chanter,

À lire, écrire et compter.

J'emporte, pour tout bagage

Les livres dont fait usage

Chaque écolière bien sage,

Dans mon beau panier

D'osier.

 

"Où t'en vas-tu donc, seulette,

Colette,

Avec ton panier

D'osier ? "

- À la ferme du village,

Je vais soigner les troupeaux,

Au travail, comme au repos,

J'emporte pour tout bagage

Le goûter dont fait usage

Chaque bergère bien sage,

Dans mon beau panier

D'osier.

 

"Où t'en vas-tu donc, seulette,

Colette,

Avec ton panier

D'osier ? "

- À la fête du village,

Je vais apprendre à danser,

À rire, à me balancer.

J'emporte, pour tout bagage

Le bouquet dont fait usage

Chaque danseuse bien sage,

Dans mon beau panier

D'osier.

 

"Où t'en vas-tu donc, seulette,

Colette,

Avec ton panier

D'osier ? "

- À l'église du village,

Je vais apprendre à prier,

Pour ceux qui sont sans foyer.

J'emporte, pour tout bagage

Les saints chants dont fait usage

Chaque chanteuse bien sage,

Dans mon beau panier

D'osier.

 

* * * * * * *

 

Ronde des petits ânes

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

Les jolis petits ânes blancs,

Alertes, vifs, coquets, fringuants,

Trottent dans les quartiers du Caire.

Ils s'arrêtent, parfois, pour braire

Et dire bonjour aux passants,

En dressant leurs longues oreilles,

À de blanches ailes pareilles.

Les jolis petits ânes blancs

Trottent, trottinent tout le temps.

 

Les jolis petits ânes gris,

Sur le pavé gras de Paris,

Trottent, trottinent en cadence.

Ils peinent toujours en silence,

Solides, râblés et bien pris,

Ils font leurs quotidiennes tâches,

Sans défaillance et sans relâche

Les jolis petits ânes gris,

Trottent, sans bruit, parmi les cris.

 

Les jolis petits ânes noirs,

Les matins, les midis, les soirs,

En groupe, vont dans lacampagne

Ils ont la gaieté pour compagne,

Et, sur leur croupe, on voit s'asseoir,

À Robinson, de joyeux drilles,

À Montmorency, des familles,

Les jolis petits ânes noirs,

Trottinent du matin au soir.

 

Les jolis ânes gris, noirs, blancs,

Donnent, aux petits, comme aux grands,

De beaux exemples d'énergie.

Ils font, pendant toute leur vie,

Des labeurs durs et fatigants,

Et n'en tirent, pour récompense,

Souvent, qu'une maigre pitance.

Comme les ânes gris, noirs, blancs,

Ne soyons jamais nonchalants !

 

* * * * * * *

 

Moulins à eau, moulins à vent

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

 

Moulins à eau, moulins à vent,

Moulins à roue, moulins à ailes,

Tournez encor, tournez souvent,

Chantez toujours, chantez gaiement,

Pour les cœurs, au passé, fidèles,

Moulinds à roue, moulins à ailes,

Moulins à eau, moulins à vent.

 

Que votre chanson est fleurie,

Moulins à eau de la prairie !

C'est la bonne chanson du grain

Que vous tranformez en farine

Bien blanche, bien douce et bien fine,

Pour qu'elle devienne demain

Du bon pain !

 

Moulins à eau, moulins à vent,

Moulins à roue, moulins à ailes,

Tournez encor, tournez souvent,

Chantez toujours, chantez gaiement,

Pour les cœurs, au passé, fidèles,

Moulinds à roue, moulins à ailes,

Moulins à eau, moulins à vent.

 

Que votre chanson est sereine,

Vieux moulins à vent de la plaine !

C'est aussi la chanson du grain

Que vous tranformez en farine,

Pour que tous, ils aient bonne mine,

Les petits enfants de demain,

Grâce au pain !

 

Moulins à eau, moulins à vent,

Moulins à roue, moulins à ailes,

Tournez encor, tournez souvent,

Chantez toujours, chantez gaiement,

Pour les cœurs, au passé, fidèles,

Moulinds à roue, moulins à ailes,

Moulins à eau, moulins à vent.

 

* * * * * * *

 

Ronde des petits canotiers

Poésie de Francine et Xavier Privas 

Musique de Francisque Darcieux

 

Nous sommes de gais lurons,

Nous glissons, filons, virons,

Au milieu de la rivière,

En plongeant nos avirons

Dans son eau tranquille et claire

Un, deux,

Un, deux,

Vivent les fiers canotiers

Qui rament des jours entiers !

 

Aidés par les aquilons,

Nous virons, glissons, filons,

Sans poussière et sans secousse,

Les jours ne semblent pas longs,

Sur l'eau transparente et douce.

Un, deux,

Un, deux,

Vivent les fiers canotiers

Qui rament des jours entiers !

 

Nous sommes de bons garçons,

Nous filons, virons, glissons,

Sur l'onde silencieuse.

Tout en chantant des chansons

D'une voix forte et rieuse,

Un, deux,

Un, deux,

Vivent les fiers canotiers

Qui chantent des jours entiers !

 

Nous ne sommes pas poltrons,

Nous glissons, filons, virons,

Sans crainte, sur l'eau profonde.

Jamais nous ne chavirons

Même quand l'orage gronde.

Un, deux,

Un, deux,

Vivent les fiers canotiers

Qui rament des jours entiers !

 

Compagnons, chantons, clamons,

Les refrains que nous aimons,

En ramant sur la rivière,

Nous remplirons nos poumons

D'un air pur et salutaire.

Un, deux,

Un, deux,

Vivent les fiers canotiers

Qui chantent des jours entiers !

 

 

fin

 

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